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18/07/2013

Les carnets de route de François Busnel

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J'ai découvert un peu tardivement certes mais mieux vaut tard que jamais comme on dit, cette formidable émission qu'est "Les carnets de route de François Busnel." Il nous invite à travers 7 épisodes, à voyager à travers l'Amérique mais pas seulement et c'est ce qui fait l'originalité de ce programme. En effet, François Busnel est le présentateur de l'émission "La grande librairie" sur France 5. Quoi donc de plus naturel qu'il nous emmène dans ce voyage à la découverte de l'Amérique des écrivains. Il parcout les Etats-Unis d'Est en Ouest, en commençant par New-York, ensuite la Nouvelle Angleterre, on poursuit le voyage par le Sud, L'ouest, les grands espaces, le désert- Pacifique pour finir par la Californie.

 

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On y arpente des paysages somptueux, mélancoliques, sombres, lumineux. L'Amérique est tout cela à la fois. L'émission se veut une vraie réflexion profonde et censée sans complaisance sur l'état du pays, son évolution, son passé. Tout cela à travers la plume aiguisée des plus grands écrivains des Etats-Unis. Les questions sont toujours justes et réfléchies et c'est ce qui fait souvent la force de son interlocuteur. Elles amènent tout naturellement des réponses d'une grande pertinence et sincérité. On découvre les demeures de Douglas Kennedy, Dan O'Brien, Pat Conroy, Jim Fergus, Jim Harrison, Toni Morrison, Richard Powers... Chacun d'entre eux nous présentent avec simplicité leur petit secret, leur endroit fétiche pour se mettre à l'écart du monde et écrire... J'ai trouvé cela fascinant et touchant. Beaucoup de ces écrivains abordent avec justesse l'état de leur pays, leur inquiétude quand à la suite. Certains regrettent cette Amérique innocente des années 30 qui apportait un sens différent au rêve américain comme on se l'imagine. Aujourd'hui tout semble avoir disparu dans une frénésie sans faille à la recherche du rendement sans fin. 

L'émission aborde des aspects plus sombres de l'histoire des Etats-Unis, comme l'esclavage et le racisme qui reste une blessure encore douloureuse et sensible de nos jours. Tout comme celui des amérindiens que l'on ne peut passer sous silence ! On navigue donc en permanence dans cette finesse d'analyse qui apporte à l'émission une agréable qualité culturelle rare.

Je conseille vivement de vous procurer le coffret DVD qui permet en plus des 7 épisodes disponibles de bénéficier de divers bonus, plus délicieux les uns que les autres. Un régal pour les yeux et les oreilles. A se procurer d'urgence !

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Mes dernières lectures, film...

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J’ai fini la lecture de Jim Fergus intitulé Mille femmes blanches.

 

Synopsis :

En 1874, un chef cheyenne demande au Président Grant de lui donner mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers afin de faciliter l'intégration et le mélange de leurs deux peuples. Partant de ce fait historique, Jim Fergus retrace l’odyssée, sur les terres sauvages de l’Ouest, de ces femmes recrutées pour la plupart dans des prisons ou des asiles psychiatriques.

 

L’auteur évoque par un choix judicieux, de découvrir la vie des amérindiens à travers des carnets intimes.

L’Etat dans les années 1874, décide de régler les conflits internes du pays, notamment le problème des indiens  par un plan appelé FBI.  A savoir : femmes blanches données aux indiens.

Le chef des Cheyennes nommé Little Wolf propose au président souhaitant civiliser son peuple de lui concéder 1000 femmes blanches contre 1000 chevaux. De façon que les femmes blanches  donnent naissance à ce nouveau visage de l’Amérique souhaité tant par les « blancs ».

 

A travers les carnets de May Dodd, retrouvés plusieurs années après par les recherches de son fils afin d’élucider le mystère de son arrière-grand-mère. En effet, le secret de famille conserve un passé curieux et conflictuel concernant May Dodd.  Elle fut en effet,  internée dès son plus jeune âge dans un établissement psychiatrique au motif d’une « folie passagère ».  May Dodd finit par rejoindre ce plan d’intégration conçu par l’Etat qui « recrutera » parmi les pauvres femmes du pays, les paumées, celles qui n’intéressent plus personne… Le personnage de May, retrouvera sa « liberté » et partira donc  à la rencontre de ces « sauvages ».

 

On navigue dans le cœur de ces femmes, toutes plus touchantes les unes que les autres à travers leur parcours si différent ! La plupart ont voulu fuir le regard de cette société qui définit tristement le sort de la femme. Sortez du cadre, et vous serez marginalisé… La découverte de leur nouvelle famille, de leur tribu ne se fait pas sans mal mais l’auteur nous pousse vers nos retranchements, nos stéréotypes pour les faire tomber un à un. L’homme sauvage n’est pas forcément celui que l’on croit ! On se prend à voyager à travers l’Amérique de l’Ouest, les grands espaces que l’on peut presque humer tant les descriptions y sont si justes et fabuleuses !

 

On assiste impuissant au déracinement de ces indiens, à la violence morale et physique. L’Amérique s’est fondée sur le sang des indiens quoique l’on veuille nous faire croire et il est bon que Jim Fergus nous le rappelle à travers son roman fort engagé !

 

Je le conseille vivement.

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J'ai visionné le film Marie-Antoinette, reine de France avec Michelle Morgan ! Réalisé par Jean Delannoy.

 

Autant, j’avais adoré son Notre Dame de Paris, autant je dois admettre que son Marie-Antoinette me laisse un peu perplexe. Il est trop délicat et difficile de parcourir la vie de la reine à travers un film d’une durée d’1h52. Beaucoup trop court pour que l’Histoire soit respectée. Les personnages sont tristement stéréotypés et caricaturés à outrance. Cela est fort dommage. L’époque bien entendu n’est pas la même j’en conviens, mais cela étant, on passe beaucoup trop facilement d’une année à une autre, en passant sous silence certains faits marquants de son règne ! Je trouve au final qu’on a une image biaisée et simpliste du personnage de Marie-Antoinette… Je ne parle même pas du personnage de Louis XVI…

Je dois reconnaitre malgré tout que les décors sont forts soignés et remarquable pour cette époque. De plus, Michelle Morgan rayonne et donne une dimension émotionnelle remarquable dans l’interprétation de la reine. A mon sens, le seul point positif de ce film.

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Pour finir, j'ai relu un classique du théâtre, à savoir Le bourgeois gentilhomme de Molière!

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Dans la pièce de Molière, nous nous rendons compte du thème universel et intemporel qui après 350 ans reste toujours d'actualité. C'est la force des oeuvres des grands hommes ! Il décrit avec force et ironie toute la complaisance de ceux qui se conforment à une certaine étiquette !

 

Des apparats d’une certaine classe sociale. Le paraitre du langage, le paraitre corporel est ardemment employé par Monsieur Jourdain sans en connaître les profondeurs. Ces codes sociétaux sont tournés en dérision par Molière à travers le personnage de Jourdain, qui y voit une décadence morale. Ce contraindre à ces fioritures est une manière cachée de ne pas révéler le vrai moi, à se craindre soi-même et révèle ainsi un manque total de confiance en soi. D’où Jourdain qui finit par se ridiculiser. Molière évoque une fois de plus, le mariage forcé. L’amour de deux êtres séparés par la nécessité d’établir un mariage de raison dans le but de conserver un rang social. Monsieur Jourdain oublie également ses propres racines, ses racines paysannes qui traduisent dès lors un déni total de sa propre personne. On peut faire le parallèle avec les nouveaux riches qui malgré leur richesse, n’accède pour autant pas à ce que l’on pourrait appeler à l’intelligence raisonnable.

03/07/2013

Derniers romans !

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Je viens de finir le roman d’Agnès Martin-Lugand, « Les gens heureux lisent et boivent du café. »

Quel délice cela fut-il. J’en délecte encore le parfum et l’ambiance du livre présent dans ma chambre. Ce livre est un petit bijou d’évasion. Je l’ai dévoré en une après-midi. Rares sont les livres qui vous tiennent dans cette excitation d’exploration à chaque page tournée, à chaque chapitre terminé.

 Dès les premières lignes, l’ouvrage et l’histoire m’ont fait penser au roman PS : I love you de Cecilia Ahern. Il s’y dégageait la même mélancolie du début. La perte d’un être cher, en l’occurrence son mari et sa fille dont Diane devait réapprendre à vivre. De là, on partage les mêmes émotions du personnage , sa douleur, son chagrin, son rejet de la vie, des gens et du monde qui l’entoure. Elle finit par se trouver un projet « de vie » en songeant au souhait qu’avait Colin, son mari de partir en Irlande… A partir de cet instant, Diane décide de tout quitter, sa vie d’avant, sa famille, son ami Félix et part vivre en Irlande, à Mulranny précisément. De là, le personnage va chercher à se fondre dans sa solitude, trouver les forces pour se reconstruire et retrouver le vrai sens du mot aimer… L’écrivain nous embarque dans ce petit village irlandais où tout le monde se connait, le temps incertain, les rires, les larmes… Un beau roman pour les après-midi pluvieux, pour s’évader, voyager, rêver… Je le conseille vivement. Un vrai coup de cœur pour ma part !

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Autre roman, autre ambiance ! J’ai également lu le dernier roman de Carole Martinez. Une découverte. Un hasard je dirais. Le synopsis de départ me plaisait plutôt bien. C’est un roman, onirique, spirituel, féérique, ensorcelant… Cette jeune fille, de son doux nom Esclarmonde qui décide de s’emmurer jusqu'à sa mort. Elle se consacre à Dieu afin d’échapper à son destin tout tracé… On est à la fois déconcerté, séduit, triste, en colère. Tout se mêle à travers les pages explorées, les unes après les autres. On finit par ne plus comprendre sa décision de départ. La violence de l’époque, le Moyen-Age, la condition de la femme, tout est magistralement évoqué par une écriture poétique et sentimentale qui nous transporte tout entier dans une autre dimension, une autre époque. C’est un conte à méditer… Du domaine des Murmures est un joli roman, un songe d’un autre temps ! En tous les cas, l’écriture est un régal permanent !

03/01/2011

CLint a illuminé ma soirée...

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Je dois admettre que j'ai toujours suivi de loin la carrière de Clint Eastwood. J'entends déjà les cris de stupeur à travers l'écran d'ordinateur. En réalité, je crois qu'au fond je n'ai jamais su interpréter les mots de l'homme à travers son cinéma et pourtant, bien des années plus tard, j'ai l'impression d'enfin le comprendre. Je revisite un peu son jardin secret ou devrais-je dire minuit dans le jardin du bien ou du mal. Je me souviens toujours de la claque que j'ai reçu en visionnant Mystic River, film adapté du roman de Dennis Lehane paru en 2001. Je crois que dès lors j'avais compris la complexité du genre humain et la maitrise du réalisateur à travers un roman aussi complexe que sombre. C'est donc la naissance d'une longue admiration qui va commencer pour moi à travers sa filmographie et suivre ainsi l'évolution du "maitre".  Même si je ne nie pas le talent d'acteur de Clint Eastwood, je crois que je reste davantage admirative devant ses réalisations où il repousse films après films un degré de maitrise qui m'époustoufle à chaque fois.

J'ai visionné il y a quelques jours le film Letters from Iwo Jima. Difficile encore de traduire exactement avec des mots ce que je pense de ce film. Une chose est sûre, il m'a bouleversé de bout en bout. J'ai été également surprise par la trame narrative du film, comparée à celle du film A la mémoire de nos pères, un film à voir absolument avant celui-ci. Ils sont indissociables, l'un ne va pas sans l'autre. Pour revenir à Letters from Iwo Jima, je reste encore sous le choc. Rarement un film de guerre a été capable de retracer avec justesse et pudeur, les méandres de l'âme de ces soldats japonais. C'est en ce sens que l'on se sent tout petit face à la quintessence de ce que le mot humanité signifie vraiment. Les tourments et l'impuissance des japonais à travers leurs lettres me rappellent un peu la manière de filmer de Terrence Malick avec notamment son film La ligne rouge (autre chef d'oeuvre). On s'attarde plus sur le trouble et la détresse d'une jeunesse qui sait d'avance qu'elle ne gagnera pas cette guerre en essayant tant bien que mal de sauver leur dignité patriotique restante. Il est vrai que Letters from Iwo Jima m'aura plus marqué que le film A la mémoire de nos pères. Sans doute parce que pour la première fois, on s'attache à ces soldats de l'autre bord qui décrit finalement quelque chose d'indéfinissable, à savoir qu'au fond ces japonais, ces américains étaient avant tout des êtres humains avant d'être des soldats...

L'enfant qui est en nous...

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Ne vous méprenez pas sur le titre de ma note... Il n'est nul question de psychologie enfantine ou d'analyse poussée à l'extrême. Il s'agit simplement d'une idée et d'un état à la suite du visionnage du film THE KID de Charlie Chaplin. Je n'ai plus qu'un souvenir vague de la dernière fois où j'avais ragardé THE KID. C'est d'ailleurs étrange comme la mémoire peut être sélective suivant nos souvenirs personnels. J'ai donc eu l'occasion de revisionner ce chef d'oeuvre de Chaplin et je ne pus qu'être émue à l'issue de cette vision cinématographique d'un autre temps, d'une autre époque. La tirade scénaristique et la poésie artistique de ce cinéma est touchante. Le muet a donné l'occasion d'explorer l'émotion humaine par une forme d'expression plus profonde. La gestuelle de Chaplin est unique et me rend un peu nostalgique de ce temps.  Il y a dans THE KID tout une façade du cinéma qui n'existe plus et ne pourrait exister de cette manière là. Dans THE KID, l'histoire est touchante, simple, drôle, attendrissante. Il y a presque une part d'innocence enfantine qui n'existerait plus de nos jours. Le cinéma actuel se veut plus réaliste, on perd donc un peu de ce qui faisait la magie du cinéma. Le rêve tel qu'il est présenté aujourd'hui n'a plus la même odeur ni même l'aura du cinéma passé. C'est l'époque, les préoccupations sont devenues différentes. N'allez pas croire que je refuse l'avancée, bien au contraire, je suis d'ailleurs une fervente consommatrice de cinéma actuel et je ne regrette nullement ce qui s'y passe, seulement il m'arrive comme cette fois où je revois THE KID, de me dire qu'on ne risquera plus de voir à nouveau un CHAPLIN à notre époque. Et quelque part, cela m'attriste un peu...

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21/12/2010

Il y a des soirs comme ça...

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Voici déjà un moment où je quittais le navire. Je ne me souviens plus très bien de la dernière fois que je suis venue jeter un oeil à mon blog. J'ai décidé qu'il était temps d'y revenir et de pourquoi pas donner une petite explication à ma bannière qui est là, certes depuis le début mais qui représente assez bien l'image du blog que je souhaitais transmettre et faire partager.

L'image de James Dean et d'Elisabeth Taylor est assez révélateur d'une passion qui m'anime pour l'âge d'or d'Hollywood. Cela fait quelques années à présent que je voue un intérêt certain à cette période précise du cinéma et notamment à James Dean. Tardivement je fus intriguée par l'image véhiculée par cette star adulée d'années en années sans perdre ainsi de sa ferveur et de son mystère. Car ne l'oublions pas James Dean mort à 24 ans, ne nous lègua au final que 3 films majeurs en laissant ainsi plâner un mystère certain sur l'avenir qu'il aurait pu avoir dans le cinéma. Un passage éclair tellement remarqué qu'il laissera à jamais son empreinte et son audace pour des générations futures. C'est tout cela qui m'interpelle dans cette icône déchue. Mais j'y reviendrais dans une note prochaine consacrée exclusivement à James Dean.

Par ailleurs, l'image du petit café et du bloc à papier m'ont interpellé. J'avais trouvé judicieux d'utiliser ces images car elles collaient parfaitement à l'ambiance que je voulais donner à ce blog. Un blog où l'on s'arrête un instant sirotant son café pour lire avec un oeil attentif les idées et sentiments qui me passeraient par la tête. Enfin le pont de Brooklyn, symbole de la Big Apple pour laquelle je voue une grande admiration et dont j'ai une tendresse particulière. Je n'ai pas encore une la chance de visiter New-York mais cette ville me fascine par la diversité culturelle qu'elle implique et qu'elle véhicule. New-York est un symbole fort de l'Amérique qui reste ennivrante à mes yeux. J'espère un jour pouvoir séjourner quelques jours pour toucher du doigt ce rêve imagé qui m'accompagne depuis tant d'années.

Pour terminer la phrase de William Faulkner grand écvrivain américain du 19e siècle symbolise tout ce à quoi je crois. Ma naiveté ou mon audace me font penser que les rêves de chacun sont faits pour être réalisés mais qu'il est nécessaire un jour ou l'autre de prendre des décisions radicales pour s'affranchir de tout ce à quoi nous sommes liés. Ce sont des choix de vie, des risques à prendre qui peuvent dans certaines circonstances êtres payantes mais dont il faut pour cela tenter sa chance.